L’Écureuil roux et l’épicéa 4


On connait tous l’épicéa. Jeune, c’est le traditionnel sapin de Noël, celui qui sent bon et qui perd trop vite ses aiguilles. Ce n’est pas de lui dont je vais vous parler, mais d’un spécimen de pleine terre de mon voisinage. Il doit avoir une cinquantaine d’année, porte beau et se montre accueillant : deux Pigeons ramiers y nichent tous les ans et ont pour compagnie quelques Mésanges bleues et charbonnières, des Pinsons des arbres et un Rouge-gorge. Des Pies bavardes y font parfois escale et, régulièrement, les rameaux de son sommet servent de perchoirs pour un rassemblement d’Étourneaux sansonnets. Au début de ce mois de mars 2016, les bourgeons de ce conifère sont éclos et je ne suis pas le seul à m’en être rendu compte : un jeune Écureuil roux aussi…

Ils doivent être succulents ces bourgeons, car plusieurs jours de suite l’animal a pris l’arbre d’assaut pour faire un vrai festin. Évoluant avec l’agilité que l’on sait : se faufilant, s’arrêtant, dégustant, repartant, bondissant et dérangeant – à l’occasion – les occupants habituels de ce résineux.

Un régal pour lui et un régal pour les yeux de mon côté. Pour les yeux seulement car je ne mets pas encore de bourgeons d’épicéa au menu de mes repas !

L'écureuil rouxL'écureuil rouxL'écureuil roux


4 commentaires sur “L’Écureuil roux et l’épicéa

  • pawlicki

    il faut savoir que tous les bourgeons produisent de l’alcool au printemps les chevreuils font pareils parfois selon la consommation ils tibubent

  • Olivier Moinel Auteur de l’article

    Bonjour et merci pour cette observation. J’ai entendu parler de ce phénomène, mais je n’en ai jamais été spectateur jusqu’à présent. L’écureuil de mon article s’est montré plus raisonnable…

  • Elisabeth Di Zuzio

    Votre site est une merveille ! Je cherchais pourquoi il y a tant de rameaux d’épicéa coupés nets au pied de l’arbre, en janvier et février. L’écureuil ?
    Je garde précieusement votre site dans mes « favoris ». Je ne suis pas photographe, mais je regarde beaucoup la nature toute proche (région de Genève). Aussi en hiver, aussi au bord du lac quand il fait tout gris et brumeux…
    Merci pour vos photos
    Elisabeth

  • Olivier Moinel Auteur de l’article

    Bonsoir Élisabeth. À mon tour de vous remercier de votre visite et de votre très gentil commentaire.
    Un mois après cette série de photos, j’ai assisté à une scène similaire sur les berges de la Seine. Ce sont des pousses fraîches qui tapissaient le chemin longeant le fleuve qui ont attirées mon attention… Levant les yeux et cherchant à travers le feuillage de l’arbre, j’ai fini par apercevoir le sympathique animal en pleine dégustation…
    J’espère que vous aurez la chance d’apercevoir le vôtre ces temps prochains. Bonnes observations de nature…

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