J’aime le givre


J’aime le givre

Pour être plus précis : j’aime le givre dans la nature quand il habille la flore sauvage et je l’aime beaucoup moins quand il s’accroche, avant l’aube, sur le pare-brise de ma voiture ! Mais on ne peut pas avoir l’un sans l’autre, sauf à avoir un garage pour son auto, ce qui n’est pas mon cas ! J’aime le givre, donc et je guette – chaque hiver – ces matinées de températures négatives, d’humidité certaine et de ciels dégagés : promesses d’une nature délicatement décorée de blanc…

Il n’y a eu que deux matinées de températures négatives – avec ciel bleu – en ce mois de janvier 2021, dans ce petit coin du nord des Yvelines où je pratique la photo de nature. Pas beaucoup, mais suffisant pour envisager de belles images de flore sauvage parée de cristaux de givre…

J’ai donc saisi l’occasion et arpenté consciencieusement deux prairies en friche à la recherche de sujets végétaux photogéniques…

Tiges d'herbacées hérissées de cristaux de givre...
Un peu de prairie givrée...

Sujet facile ?

Ce sujet photographique peut sembler facile, les végétaux – contrairement aux animaux – étant beaucoup moins tentés de s’enfuir à l’approche du photographe ! Mais il ne l’est pas tant que ça…

D’abord je me prémunis de l’humidité du sol et du froid en général, car c’est un exercice où j’évolue à pas lent, voire très lent. Donc je pense mon habillement avant de sortir. Si l’engourdissement des doigts et des orteils survient cela nuit au confort, bien sûr et à ma concentration.

Parce qu’il en faut de la concentration, surtout si l’on travaille avec des focales plutôt longues, comme je le fais. Pour vous faire une idée, je vais vous expliquer ma façon de procéder…

Tout d’abord, je cherche et sélectionne un végétal, sujet de ma future photo que je commence à imaginer et construire mentalement. Ensuite, je tourne autour de la plante élue pour trouver le meilleur angle, j’observe sa forme et les effets de la lumière sur elle. Je ne perds pas de vue l’arrière-plan que je veux aussi neutre que possible pour ne pas distraire l’observateur du sujet principal de mon futur cliché. La composition se peaufine, le cadrage de la future image se précise. Il me reste à faire la mise au point (et plus la focale est longue plus l’exercice est délicat), à vérifier la conséquence de celle-ci sur la qualité du flou d’avant et d’arrière-plan et si le résultat me convient, alors… et seulement alors, je déclenche ! 

Et je recommence sujet après sujet, jusqu’à ce que j’ai fait le tour de la ou des prairies et des haies alentours et surtout jusqu’à ce que les rayons du soleil dissipent les effets de cette magie matinale et que le givre devienne rosée…

Rameau de ronce couvert de givre
Ronce givrée au lever du jour...
Feuilles de charme habillées de givre
Le charme du givre...
Tête de chardon vêtue de givre
Les piquants de l'hiver...
Herbacée ployant sous le givre
Givrée, courbée...
Fleur de Panais sauvage recouverte de givre...
Ombrelle givrée...
Guirlande végétale couverte de givre
Guirlande végétale givrée...
Fruit d'églantier recouverts par le givre
Rouges et givrées...
Fleur de Carotte sauvage coiffée par le givre
Chevelure de givre...
Herbacée recouverte de givre
Épis de givre...
Végétal couvert de rosée
Et le givre devient rosée !

Prochaines sorties photo

Février est déjà bien entamé, la pluie des derniers jours s’est calmée. Le froid s’annonce pour la huitaine à venir et la neige devrait faire une apparition remarqué Je surveille donc attentivement la météo en prévision de prochaines sorties photo aux couleurs de l’hiver…

À bientôt, pour de nouvelles images et de nouvelles anecdotes… 

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